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Le tendon d’Achille est le plus gros et le plus important tendon de l’organisme. Sursollicité, il peut devenir fragile et connaître l’inflammation (tendinite) mais aussi, la rupture partielle ou totale.

La tendinite du tendon d’Achille

La tendinite du tendon d’Achille est une maladie inflammatoire. Sa cible : un tendon sursollicité de façon répétitive ou prolongée. S’ensuivent alors des microtraumatismes ou des lésions plus étendues qui finissent par le faire « flamber ». La tendinite évolue insidieusement avant de se révéler nettement par la souffrance du tendon qui ne peut plus jouer son rôle de flexion-extension.

Les facteurs de risque

Des facteurs métaboliques…
La tendinite peut être due à la dégénérescence des fibres du tendon ou de sa perte de tonus. Le tendon n’est pas beaucoup vascularisé et se régénère peu. En conséquence, il vieillit et se dégrade à partir de la quarantaine ! La cicatrisation de ses fibres est longue (3 mois environ). Des microtraumatismes ou lésions peuvent la rendre difficile et le tendon peut se fragiliser.

… Mais pas que !
Les chaussures plates (ballerines ou tongs) ont une incidence sur l’inclinaison du pied. Avec le temps, des déséquilibres articulaires apparaissent et mettent le tendon sous pression/tension.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Certains effets secondaires de médicaments, dopants, anabolisants ou carences alimentaires peuvent également être à l’origine de la formation d’une tendinite.

Les signes qui doivent alerter

  • Avoir mal au-dessus du talon en marchant ou en montant un escalier est le premier symptôme de l’inflammation. La douleur peut être vive et discontinue, intense au réveil ou au début de l’effort puis diminuer durant l’activité.
  • Une tuméfaction qui gonfle la cheville.
  • Un tendon d’Achille qui perd de sa puissance est sensible au toucher et à la palpation… Avec l’examen clinique, une échographie est utile pour ne pas rater une déchirure.

Il faut agir vite !

Détectée à temps, combattre la douleur est la première étape de sa prise en charge. L’ordonnance de soins est classique : antalgiques pour soulager, anti-inflammatoires pour limiter l’expansion de l’inflammation et de l’œdème.

La mise au repos de l’articulation et l’abstinence sportive totale sont de rigueur. Le tissu lésé peut continuer à être stimulé a minima. Les méthodes de physiothérapie (étirements, massages, électrothérapie, ultrasons, cryothérapie) facilitent la cicatrisation du tendon.

Dès que les douleurs ont cessé, la rééducation fonctionnelle par un kinésithérapeute réduit les récidives. La guérison prend au moins 3 mois puis elle est suivie d’une réadaptation longue. La reprise des activités est obligatoirement progressive.

Attention, une tendinite mal soignée, traitée vite, voire pas du tout, l’abandon des traitements ou de sa rééducation, et c’est la rupture annoncée du tendon d’Achille !

La rupture du tendon d’Achille

Ceux qui l’ont vécu ont eu l’impression de recevoir un coup violent « dans le dos de la cheville », comme si quelqu’un l’avait frappé avec une batte de baseball. La douleur est violente et intense au-dessous du mollet.

Le diagnostic est sans ambiguïté lorsque le médecin constate une dépression, un gap (creux) au toucher, et que le test de Thompson est positif (allongé sur le ventre, l’extension du pied est impossible en appuyant avec les mains sur le muscle du mollet). Si besoin, une échographie ou une IRM indiqueront le niveau de la rupture.

Quand une rupture du tendon d’Achille s’abat sur un tendon pathogène fragilisé par des microlésions, ou des tendinites récurrentes, elle est aussi grave qu’une fracture de la jambe. Il faut au moins 6 mois avant de retrouver une mobilité normale.

Quand le tendon est sain, la cicatrisation est souvent bonne et sans séquelles.

Une prise en charge conservatrice ou réparatrice

En complément des médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, le traitement d’une rupture du tendon d’Achille est soit chirurgical, soit conservateur selon la demande fonctionnelle du patient et ses comorbidités.

Pour réunir les deux extrémités rompues, la chirurgie mini-invasive en ambulatoire s’impose chez le sportif et le patient actif. Les suites opératoires nécessitent le port d’une attelle de type botte de marche. L’appui est autorisé après 6 semaines.

Le traitement conservateur s’organise autour d’une immobilisation dans une orthèse dynamique pendant deux mois avec une déambulation en décharge ou avec une rééducation fonctionnelle précoce.

Avec l’une ou l’autre des options, la prise en charge est obligatoirement complétée par une rééducation spécifique stricte d’une durée minimum de 6 semaines pour une véritable consolidation. Les activités sportives reprennent progressivement.

4 conseils pour prendre soin de votre tendon d’Achille

picto Converses

Rangez au placard vos chaussures inadaptées.

Préférez une paire adéquate pour vos activités et qui absorbera les chocs.

picto échauffement

Avant l’effort, l’échauffement.

Il est important de vous échauffer avant de débuter une activité et même la journée.

picto yoga

Une reprise progressive.

À tout âge, à tous niveaux, amateur ou non, il est important de programmer une reprise en douceur et encadrée.

picto sports

Variez les activités.

Pour éviter de solliciter toujours les mêmes tendons : un jour la course, le lendemain la natation puis le vélo. Une bonne façon de limiter les dégâts !

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Sources

Avec la participation de Dominique Thibaud, journaliste.

Accueil > > Le tendon d’Achille, des mots sur ses maux