Une luxation, couramment appelée déboîtement, correspond au déboîtement complet d’une articulation.

Ce traumatisme se caractérise par une perte de contact entre les deux surfaces articulaires : les os qui forment l’articulation sont totalement séparés. Lorsque la perte de contact est partielle, on parle alors de subluxation.

Une luxation peut s’accompagner de traumatismes ligamentaires ou du cartilage de l’articulation, engendrant à terme une instabilité ou encore de l’arthrose.

Les luxations peuvent survenir à plusieurs endroits : l’épaule, le genou, le coude, la main, les hanches, les phalanges des doigts.

Il existe un cas particulier de luxation : la luxation congénitale de la hanche qui concerne certains nourrissons. Il s’agit d’un défaut d’emboîtement de la hanche du bébé. Dans le cas de la luxation congénitale de la hanche, la luxation se produit avant la naissance. Ces causes peuvent être mécaniques, génétiques mais aussi hormonales. Ce cas particulier ne sera pas évoqué dans cet article.

Les facteurs de risque d’une luxation

Il existe deux principaux facteurs de risques pouvant amener à une luxation ou une subluxation :

  • Un choc traumatique : souvent lors d’une activité sportive de combat ou de gymnastique.
  • L’instabilité ou les subluxations répétées chez une même personne.

Les symptômes d’une luxation

Le diagnostic ne fait généralement pas de doute dans les cas suivants :

  • Douleur vive au niveau de l’articulation touchée.
  • Sensation de « claquement » au moment du traumatisme.
  • Impossibilité de solliciter l’articulation.

La zone luxée est alors :

  • Sensible au toucher.
  • Généralement enflée.
  • Déformée.
  • Tordue ou déplacée.
  • Présente une coloration ou des ecchymoses ou parfois une perte de sensations.

En cas de suspicion de luxation, il est préférable de s’adresser à un service d’urgence. Le médecin déterminera le type de blessures et identifiera s’il y a des complications lors de l’interrogatoire. Il peut également prescrire une échographie, une I.R.M., ou un scanner pour écarter les lésions tissulaires et ligamentaires. Le risque est de comprimer ou de déchirer certains éléments comme les ligaments, les vaisseaux ou les nerfs.

Comment traite-t-on une luxation ?

Le médecin réalise une manœuvre douce pour replacer correctement l’articulation, appelée la ”réduction”. Il peut administrer des antidouleurs notamment dans le cas de luxation de l’épaule.

  • Par l’immobilisation.
    Le traitement de la luxation s’appuie impérativement sur la « réduction » (c’est-à-dire : le replacement de l’articulation) et sur le respect impératif d’une immobilisation. Cette immobilisation va permettre aux ligaments de cicatriser et aux articulations de se maintenir.
    Pour réduire la douleur et faciliter la guérison, une attelle ou une écharpe (parfois un plâtre) peuvent se révéler efficaces.
    Selon le cas, l’immobilisation peut durer deux à trois semaines.
  • Par la rééducation.
    La rééducation a pour objectif d’éviter la raideur de l’articulation. Il faut compter généralement six semaines de traitement. Parfois sur une luxation des phalanges de la main, du genou ou de la cheville, l’opération chirurgicale peut être nécessaire pour réparer les ligaments et les tendons touchés. La pose d’un plâtre pourra s’avérer nécessaire.