« J’en ai plein le dos…, il est tout le temps sur mon dos…, ça me fait froid dans le dos…, elle a le dos large… ».

Toutes ces expressions courantes en disent long sur ce que supporte notre dos au quotidien ! Partie du corps particulièrement sollicitée, le dos est fréquemment source de douleurs. Mais le mal de dos n’est pas une fatalité. Ne banalisez pas ces douleurs souvent invalidantes, agissez ! Les solutions non médicamenteuses existent.

La lombalgie, qu’est-ce que c’est ?

La lombalgie n’est pas une maladie mais un symptôme. Ce terme global qualifie une douleur située dans la région basse du dos, au niveau des cinq vertèbres lombaires. Forme la plus courante des maux de dos, la lombalgie est bénigne dans la majorité des cas.

Mais si la douleur n’est pas proportionnelle à la gravité des lésions, elle peut cependant s’installer et rendre les activités quotidiennes difficiles et altérer votre qualité de vie.

 

La lombalgie la plus répandue (plus de 90 % des cas) est dite «mécanique» ou «commune». Elle est sans gravité au sens médical, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de maladie spécifique. Elle se traduit par une évolution mécanique normale et commune à toute la population. Ce sont principalement les muscles du dos qui sont douloureux. Une lombalgie mécanique peut cependant être très invalidante et nécessiter un traitement.

Les principaux facteurs de risques

Les 3 maux de dos les plus courants

LE LUMBAGO OU TOUR DE REIN

C’est une lombalgie aiguë située dans la région basse du dos. C’est une douleur brutale et vive qui survient le plus souvent à la suite d’un mouvement excessif. Cela engendre une contracture réflexe des muscles du dos et une compression des disques intervertébraux. Cause la plus fréquente de lombalgie aiguë, le lumbago dure généralement quelques jours (9 cas sur 10) mais tend à récidiver dans un tiers des cas (INRS, 2011).

LA SCIATIQUE

La névralgie sciatique, communément appelée sciatique, est un pincement ou une irritation d’un nerf sciatique au contact des vertèbres. Les nerfs sciatiques sont issus du bas de la colonne vertébrale et descendent dans les fesses, puis à l’arrière des jambes et jusqu’au bout des pieds. Ce sont les nerfs les plus volumineux de l’organisme.

La douleur vive atteint principalement la fesse et la cuisse et s’étend souvent jusqu’au pied. La douleur ne touche généralement qu’un seul côté du corps. Elle peut provoquer une perte de tonus dans la jambe et des difficultés lors de la marche.

Les symptômes se résorbent généralement avant 4 semaines. Elle tend cependant à réapparaître si rien n’est fait pour la prévenir.

LA HERNIE DISCALE

C’est une saillie anormale d’une partie d’un disque intervertébral de la colonne. Le disque, qui a pour fonction d’amortir les chocs, se déchire et le noyau central peut alors sortir, créant la hernie discale. Bien que la hernie discale puisse toucher n’importe quelle région de la colonne vertébrale, la grande majorité survient dans la région lombaire.

La douleur est persistante et peut provoquer des fourmillements ou un engourdissement.

Habituellement, avec de bons soins et quelques précautions, les hernies guérissent en l’espace de 4 à 6 semaines. Si ce n’est pas le cas, il faut consulter de nouveau un médecin.

Anatomie de la colonne vertébrale

La colonne vertébrale est formée par la superposition des vertèbres, articulées entre elles par les disques intervertébraux, et d’autres éléments associés tels que les muscles et les ligaments.

Le rôle des vertèbres
Les vertèbres protègent la moelle épinière et soutiennent le tronc. Elles ressemblent à des cylindres et sont séparées par un disque intervertébral.

Le rôle des disques vertébraux
Ils permettent la mobilité de la colonne vertébrale (flexion, torsion, rotation) et amortissent les chocs dus aux mouvements du corps tout en répartissant les forces exercées sur les vertèbres. Les disques vertébraux sont des coussinets flexibles permettant aux vertèbres de bouger.

Le rôle des muscles et ligaments
Ils assurent la stabilité et le mouvement entre 2 vertèbres. Éléments sensibles et très sollicités, ils sont le plus souvent concernés par les douleurs de la lombalgie.

LE SAVIEZ-VOUS ?

80% des Français vont présenter au moins un épisode lombalgique dans leur vie (1) !

Face à la lombalgie, certain.e.s d’entre nous ont pour réflexe de cesser toute activité physique par peur d’avoir encore plus mal. Il peut en résulter une perte d’adaptation à l’effort voire un renfermement sur soi.

Malgré les idées reçues, conserver une activité physique est essentiel afin de (re)muscler le dos comme l’indique la HAS (Haute Autorité de Santé) « L’activité physique est le traitement principal permettant une évolution favorable de la lombalgie et d’éviter une récidive ».

Comment soulager son dos ?

Comme souvent, un mode de vie sain est la première clé

  • Appliquer du chaud sur les lombaires pour soulager la douleur.
  • Pratiquer une activité physique pour étirer et muscler le dos : natation, yoga, pilates … mais aussi tous les mouvements de la vie quotidienne, sans forcer, peuvent être pratiqués et sont bénéfiques.
  • Réaliser des étirements du dos et des jambes.
  • Surveiller son poids.
  • Veiller à sa posture de travail.
  • Garder à l’esprit que le véritable ennemi du dos, c’est le repos.

Le traitement médicamenteux

Pour réduire la douleur au niveau des lombaires, votre médecin traitant pourra selon votre cas, vous prescrire des anti-inflammatoires ou des antalgiques. L’objectif est de limiter ou supprimer la douleur pour maintenir votre activité et rester en mouvement. Si la douleur persiste, il faudra consulter à nouveau pour adapter le traitement.

La physiothérapie et les manipulations

Le médecin traitant peut prescrire des massages ou des séances de kinésithérapie. Le kinésithérapeute peut conseiller à son patient des exercices destinés à détendre ses muscles, remuscler son dos et ses abdominaux. Il lui indique les bonnes positions pour soulever une charge, se pencher, monter et descendre d’une voiture, faire le ménage, etc.

Le port d’une ceinture lombaire

La ceinture lombaire va soutenir le bas de la colonne vertébrale et reposer les muscles. Elle devient particulièrement utile :

  • Lors de la phase aiguë et douloureuse de la lombalgie. La ceinture lombaire adaptée à la lombalgie aiguë va diminuer la pression sur les disques et la contrainte exercée sur les vertèbres.
  • En préventif, la ceinture sera utilisée lors d’activités ou de loisirs qui sollicitent particulièrement le bas du dos (jardinage, bricolage, conduite, port de charges lourdes…) pour éviter une sur-sollicitation des muscles et éviter les faux-mouvements.
  • Lors de la reprise d’activité, la ceinture va jouer un rôle psychologique important. Avec une ceinture, le lombalgique va se sentir davantage en sécurité dans ses mouvements.
  • Lors de la grossesse, la ceinture de maternité permet de transférer le poids du bébé sur les membres inférieurs sans bloquer le dos ni gêner la position du bébé.
Femme avec une ceinture lombaire

Comment agit-elle ?

La ceinture lombaire va soutenir et corriger la courbure de la colonne vertébrale. Elle stabilise la zone en souffrance en renforçant le verrouillage vertébral par une posture correcte. La ceinture lombaire soulage les maux de dos rapidement et de manière naturelle. Si elle ne s’utilise pas en continu, elle est réutilisable en prévention, en cas de rechute ou de soutien dans les efforts physiques particuliers.

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Sources

(1) lombalgie.fr – Mars 2019.

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