La lombalgie, souvent appelée mal de dos ou lumbago, se caractérise par une douleur intense, au niveau des vertèbres lombaires (bas du dos). La lombalgie commune est le plus répandu des maux de dos.

La lombalgie n’est pas une maladie mais un symptôme. Ce terme global qualifie une douleur située dans la région basse du dos, au niveau des cinq vertèbres lombaires. Forme la plus courante des maux de dos, la lombalgie est bénigne dans la majorité des cas. Mais si la douleur n’est pas proportionnelle à la gravité des lésions, elle peut cependant s’installer et rendre les activités quotidiennes difficiles et altérer votre qualité de vie.

LOMBALGIE, AIGUË, SUBAIGUË OU CHRONIQUE ?

De quelques jours à 1 mois.
Forme la plus courante, elle touche 80% de la population au moins une fois au cours d’une vie.

Entre 1 mois et 3 mois.
Période charnière durant laquelle il est important de suivre ou de poursuivre un traitement.

Au-delà de 3 mois.
La lombalgie peut alors s’accompagner de douleurs dans les fesses, l’arrière des cuisses et jusque derrière les genoux.

Dans 10 à 15% des cas, une lombalgie aiguë évolue vers une lombalgie chronique (1).

La lombalgie la plus répandue (plus de 90% des cas) est dite «mécanique» ou «commune». Elle est sans gravité au sens médical, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de maladie spécifique et se traduit par une évolution mécanique normale et commune à toute la population. Ce sont principalement les muscles du dos qui sont douloureux. Une lombalgie mécanique peut cependant être très invalidante et nécessiter un traitement.

On cherche souvent à déterminer un élément déclencheur d’une lombalgie commune. En réalité, la majorité des lombalgies aiguës apparaissent lors d’un geste récurrent, effectué des milliers de fois et sans jamais avoir posé de problème auparavant !

La lombalgie fait partie des troubles musculosquelettiques (TMS), elle peut donc être reconnue comme maladie professionnelle.

Les facteurs de risque de la lombalgie

  • Une mauvaise posture ou « faux mouvement ».
  • Une chute.
  • Une période de surmenage ou d’accumulation de fatigue.
  • Un manque d’activité ou sédentarité.
  • L’âge : vieillissement naturel des structures.
  • Conséquence de l’arthrose, de l’arthrite ou de l’ostéoporose.
  • Un milieu professionnel qui nécessite des postures inconfortables ou des gestes répétitifs.
  • Les prédispositions héréditaires, antécédents de lombalgie.

LES FACTEURS DE RISQUE LIÉS AU TRAVAIL(1) :

Lombalgie aiguë

  • Manutentions manuelles.
  • Chutes.
  • Exposition du corps entier aux vibrations.
  • Postures pénibles sous contrainte.
  • Travail physique dur.
  • Traumatismes.
  • Efforts importants.

Lombalgie chronique

  • Conditions de travail.
  • Insatisfaction au travail.
  • Travail physique dur.
  • Stress.
  • Contraintes psychosociales.
  • Absence d’actions de prévention dans l’entreprise.

Il existe également des facteurs aggravants du mal de dos qu’il ne faut pas négliger :

  • La grossesse.
  • L’anxiété.
  • Le surpoids.
  • Le tabagisme.

Les symptômes de la lombalgie

  • La lombalgie démarre par une douleur dans le bas du dos (au niveau des lombaires), qui va de la gêne modérée à la douleur intense.
  • Dans certains cas, une irradiation dans une ou les deux jambes limite la mobilité.
  • La douleur peut également descendre sur le côté de la cuisse, dans la jambe, voire jusqu’au pied ; on parle alors de sciatique.
  • Lorsque la douleur descend vers le pubis, on parle de cruralgie. Ces deux derniers cas sont liés à la compression d’un nerf.

Comment soigner une lombalgie ?

  • L’activité physique.
    Il faut bien garder à l’esprit que le véritable ennemi du dos, c’est le repos. Il faut pratiquer une activité physique pour étirer et muscler le dos : natation, yoga, pilates… mais aussi tous les mouvements de la vie quotidienne, sans forcer, peuvent être pratiqués et sont bénéfiques.
  • Porter une ceinture lombaire.
    Une ceinture lombaire permet d’apporter un maintien renforcé au niveau du bas du dos et de combattre les douleurs localisées grâce à des systèmes de sangles de rappel postural amovibles et ajustables. Pour soulager les douleurs chroniques, elles sont fabriquées en matériaux fins et souples et restent discrètes sous les vêtements pour permettre de les porter tout au long de la journée.
  • La solution médicamenteuse.
    Selon le diagnostic de votre médecin, des antalgiques comme du paracétamol ou des anti-inflammatoires peuvent vous être prescrits pour combattre les douleurs.
  • La kinésithérapie.
    Votre médecin peut aussi, selon votre mal de dos, vous prescrire les soins d’un kinésithérapeute. En fonction de la localisation du mal de dos et des éventuelles anomalies retrouvées (comme les hernies discales par exemple), il fera appel à des techniques manuelles comme des massages, des étirements doux des chaines musculaires ou des manipulations.

Prenez conseil auprès de votre professionnel de santé qui établira un diagnostic pour soulager l’inconfort et soigner vos maux.

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